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Le Forum:  MANGER BIO en Ariège

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Au cinéma de Saverdun:

Vendredi 3 Novembre, 20h45

A PAMIERS:

 

19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:37

Comme tous les matins, moi c’est café ! une (grande) puis deux …une petite troisième. Ah, « je me réveille à peine ».


Et voilà t’y pas que la lecture d’un rapport de WWF-France vient de jeter le trouble, me jeter en eau trouble.

« Une tasse de café, c'est 140 litres d'eau !

Ces chiffres comprennent l’eau utilisée pour faire pousser le plan de café, le récolter, le transporter, l’emballer, le vendre et le préparer. Ce chiffre comprend également le volume d’eau nécessaire à la fabrication de la tasse dans laquelle il sera bu. »

Oulala …. Je suis, de par mes pratiques alimentaires, un pilleur d’eau !

Le rapport développe la notion de l’empreinte eau.

L’empreinte Eau de la France en quelques chiffres :

- Empreinte eau virtuelle d’importation : 47 % de l’empreinte eau française est liée aux importations. (Eau utilisée à l’étranger pour la fabrication de produits importés pour être consommés en France) : la France dépend donc presque de moitié de l’étranger pour son approvisionnement en eau.

- Empreinte eau de consommation nationale : 53 % de l’empreinte eau de consommation nationale est interne (Eau utilisée en France pour la fabrication et la consommation de produit en France).

- L’empreinte eau de production de la France (l’eau utilisée sur le territoire français pour la production de biens et services) est de 90 milliards de m3 par an. Les cultures agricoles représentent 86 % de cette empreinte eau, les céréales représentent 50 % de cette empreinte eau de production de la France (principalement sous forme l’empreinte eau verte), sachant que le maïs représente à lui seul 50% de l’empreinte eau bleue agricole.

- Le Midi-Pyrénées et l’Aquitaine sont les deux régions françaises ayant la plus forte empreinte eau bleue, en raison des besoins en irrigation notamment pour le maïs.

- L’empreinte eau d’un consommateur français est de 1.786 m3 par an, soit l’équivalent du volume intérieur de deux Boeing 747 . 36% de cette empreinte correspond à la consommation de viande (via le maïs et le soja pour le bétail), et 10% le lait (via les fourrages).

 

Eau bleue, verte ? L’empreinte eau a 3 composantes :

· l’empreinte eau bleue : c’est la consommation des eaux de surface et des eaux souterraines ;

· l’empreinte eau verte : c’est la consommation des eaux de pluie, notamment par évaporation dans les cultures agricoles ;

· l’empreinte eau grise : c’est le volume d’eau douce requis pour diluer les polluants.

 

Le rapport ne fait pas de comparaison entre production (agricole) bio ou conventionnelle, ni entre café et thé.

Pour télécharger ce rapport, tout ç fait en bas de page: ICI.

Intéressant d’autant plus qu’une sècheresse importante actuellement en Europe (France comprise) avec cette donnée : actuellement c’est la production d’herbe qui morfle … pénalisant ainsi les éleveurs aux modes de productions plus naturels.

 

Bio ou pas bio ?

Je le répète souvent, on l’oublie aussi souvent : Ce sont les agriculteurs qui souffrent, actuellement, le plus de l’utilisation de pesticides. Et presque passé sous silence : un groupe d'agriculteurs et d'autres professionnels victimes des pesticides membres de l'association Phyto-victimes, ont manifesté sur le stand de l'UIPP (Union des Industries de la protection des plantes), soit le syndicat des producteurs de pesticides, herbicides et fongicides, au Salon de l'Agriculture ce 27 février 2012.

" Aujourd'hui, nous sommes venus à visage découvert montrer au monde de l'agriculture que les pesticides ont fait et font encore aujourd'hui des ravages dans la population agricole française " a ainsi déclare Paul François, Président de Phyto-Victimes. C'est pour les générations futures et aussi pour les malades disparus que nous sommes là aujourd'hui. Cette situation, conséquence de la volonté de produire toujours plus quel qu'en soit le prix, n'est plus acceptable aujourd'hui. Il faut que la vérité soit dite et que nous soyons enfin reconnus comme des victimes et qu'on nous aide à ne plus dépendre demain de ces produits dangereux pour produire ".

 

 

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